Dr Willlem Jean Pierre

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VITAMINE C

Par le Dr Jean-Pierre Willem.

Nous qui nous passionnons pour les médecines naturelles, nous savons bien que la Vitamine C est nécessaire au maintien de toutes nos fonctions métaboliques et à la vie elle-même. Elle participe à tous les échanges cellulaires de notre corps et c’est un facteur essentiel au bon fonctionnement de notre système immunitaire. En revanche, la carence en Vitamine C a de multiples conséquences néfastes : apparition de rhumes, de grippes, d’une fatigue chronique qui s’installe insidieusement, de saignements de gencives intempestifs lors du brossage dentaire, de bleus sur la peau au moindre choc, d’un stress métabolique responsable d’intolérance, d’allergie et de la dégradation progressive de toutes nos fonctions.

De grands noms scientifiques ont voulu promouvoir la prise intensive de Vitamine C malgré les quolibets et les menaces des autorités médicales. On notera qu’eux-mêmes prenaient de la Vitamine C en quantités importantes et qu’ils ont atteint des âges canoniques. Le Professeur Thomas Barlow, médecin personnel de la reine Victoria d’Angleterre qui décrivit le premier le scorbut infantile vécut 100 ans. Le double prix Nobel Linus Pauling, né en 1901, vécut 94 ans. Albert Szent-Gyôrgyi, prix Nobel de médecine en 1937, qui synthétisa le premier la Vitamine C, vécut jusqu’à 93 ans. Tadeusz Reichstein, prix Nobel en 1950 pour ses recherches sur la Vitamine C vécut jusqu’à 99 ans. Le Dr Frédéric Klenner, éminent spécialiste de la Vitamine C dont les recherches cliniques font autorité dépassa les 90 ans.

Personne, ici, ne les avait écoutés. Mais un miracle vient de se produire. Le monde scientifique s’est souvenu de la Vitamine C. On trouve mieux quand on sait ce que l’on cherche !

A Marseille, Michel Fontès et son équipe de l’unité Inserm 491 viennent de démontrer ses immenses propriétés en s’attaquant au traitement de la maladie de Charcot-Marie-Tooth. Une pathologie génétique peu connue du grand public, mais loin d’être rare : elle frappe une personne sur 2500, et c’est la maladie neuromusculaire la plus fréquente. Seuls traitements jusqu’à présent : chirurgie et rééducation. Les chercheurs français ont décidé de suivre la piste de la Vitamine C. Pourquoi ? D’une part parce que, in vitro, la formation de la gaine de myéline autour d’une cellule nerveuse ne peut se faire qu’en présence d’acide ascorbique (Vitamine C). Restait à vérifier cette hypothèse, ce qu’ils ont fait. Ces tests ont duré trois mois. Ils ont été développés avec le soutien de l’AFM (Association française contre les myopathies) grâce aux dons du Téléthon, et ils pourraient prochainement être appliqués à l’homme.

Michel Fontès ose maintenant dire publiquement que la Vitamine C n’a pas fini de nous étonner : « Dans les années à venir, dit-il, on va découvrir de nouvelles applications pour des molécules très connues et l’acide ascorbique jouera certainement un rôle important ». Depuis longtemps, la plupart des praticiens des médecines naturelles préconisent cette vitamine, surtout dans les pathologies dégénératives. La médecine officielle vient enfin de le rejoindre.